La Résistance dans le Gers
Femmes, hommes, ils ont fait vivre la Résistance dans le Gers.


Jeanne Robert
Institutrice du Nord réfugiée dans le Gers, Jeanne Robert rejoint la Résistance en 1940. En 1942, elle cache l’agent britannique « Hilaire » et participe avec lui à la création du réseau Wheelwright, l’un des plus importants en France.

Rouneau Maurice
Imprimeur belge réfugié dans le Sud-Ouest, Maurice Rouneau fonde le réseau « Victoire ». Sous les pseudonymes Rendier et Albert, il accueille l’agent britannique « Hilaire » avant de diriger en Bretagne le réseau SOE Racketeer.

George R. Starr (Hilaire)
Agent britannique du SOE, George R. Starr est caché pendant 19 mois à Castelnau-sur-l’Auvignon chez Jeanne Robert. Avec le réseau Victoire, il fonde le réseau Wheelwright et soutient, aux côtés de Maurice Parisot, l’armement du Bataillon de l’Armagnac.

Maurice Parisot (Caillou)
Capitaine de réserve et ingénieur agricole installé dans le Gers, Maurice Parisot fonde le Bataillon de l’Armagnac, l’une des principales forces de la Résistance régionale. Il participe à la libération du Sud-Ouest avant de mourir accidentellement en septembre 1944.

André Pommiès
Officier français et chef de la Résistance, André Pommiès fonde en 1942 le Corps Franc Pommiès, issu d’un réseau clandestin de mobilisation en Gascogne. À la tête de ce corps franc, il participe à la libération du Sud-Ouest puis défile à Berlin en 1945.

Tomàs Guerrero Ortega (Camilo)
Républicain espagnol amputé d’une jambe après la guerre d’Espagne, Tomas Guerrero Ortega rejoint la Résistance en 1943 sous le nom de « Camilo ». Il dirige un groupe de guérilleros et combat aux côtés du maquis de Castelnau-sur-l’Auvignon et du Bataillon de l’Armagnac.

Maurice Moreau
Militaire engagé en 1938, Maurice Moreau rejoint la Résistance en 1942. Membre de l’Armée secrète, il recrute pour le Bataillon de l’Armagnac dirigé par Maurice Parisot et participe activement aux actions menées dans le Gers.

Ernest Vila
Instituteur auscitain, Ernest Vila compte parmi les premiers résistants du Gers. Dès 1940, il forme un noyau de résistance à Auch avant de devenir responsable départemental des MUR et président du Comité de Libération.

Fernand Mauroux
Fernand Mauroux est l’un des premiers opposants au régime de Vichy et fondateur du « Noyau auscitain » de la Résistance. Vice-président de la Chambre de commerce de Auch pendant l’Occupation, il devient député MRP après la guerre.

Louis Villanova
Louis Villanova est l’un des premiers résistants du Gers. Militaire de carrière, il participe dès 1940, aux côtés de Fernand Mauroux, Ernest Vila, Jean Bourrec et Georges Daubèze, à la constitution du premier noyau de résistance à Auch et dans le département, où il est chargé des questions militaires.

Georges Daubèze
Georges Daubèze est l’un des premiers résistants du Gers. Membre dès novembre 1940 du noyau auscitain aux côtés de Louis Villanova, Fernand Mauroux, Ernest Vila et Jean Bourrec, il est chargé des relations avec la Résistance militaire. Arrêté et déporté en 1944, il revient en avril 1945.

Jean Bourrec
Jean Bourrec, professeur adjoint au lycée d’Auch, est l’un des premiers résistants du Gers. Membre dès novembre 1940 du noyau auscitain aux côtés de Fernand Mauroux, Ernest Vila, Georges Daubèze et Louis Villanova, il devient ensuite secrétaire général des Mouvements unis de la Résistance (MUR).

Yvonne Cormeau (Annette)
Yvonne Cormeau, née Biesterfield, est une agente du SOE. Parachutée en août 1943, elle rejoint dans le Gers le réseau Wheelwright où elle agit comme opératrice radio. Elle détient l’un des records d’échanges de messages avec Londres et a inspiré le film Charlotte Gray.

Anne-Marie Walters (Colette)
Anne-Marie Walters est une agente du SOE, connue sous le nom de guerre « Colette ». Parachutée en janvier 1944, elle rejoint le réseau Wheelwright dirigé par George R. Starr, dit « Hilaire », où elle agit comme agente de liaison avant de regagner l’Angleterre.

Joseph Raynaud
Joseph Raynaud est un médecin installé à Lombez, résistant de la première heure au sein de l’Armée secrète. À partir de 1943, il regroupe de jeunes volontaires pour former le maquis de Meilhan, encerclé et anéanti le 7 juillet 1944.