La Résistance dans le Gers
La Résistance était faite à la fois de réseaux et de mouvements.
Un réseau est une organisation créée en vue d’un travail militaire précis (renseignement, sabotage, évasion de prisonniers de guerre et de pilotes tombés chez l’ennemi). Un mouvement a pour premier objectif de sensibiliser et d’organiser la population.

Auch et le « Noyau Auscitain »
Après la défaite de 1940, un petit groupe de notables auscitains se réunit au café Daroles. Ces rencontres marquent les débuts de la résistance dans le Gers, portée par des femmes et des hommes déjà décidés à agir.
« Franc Tireur »
Fondé à Lyon en 1940 sous le nom « France Liberté », le mouvement devient en 1941 un important groupe de résistance avec son journal clandestin éponyme. En 1943, il rejoint les Mouvements unis de la Résistance sous l’impulsion de Jean Moulin.
« Combat »
Créé en 1941 en zone sud, le mouvement Combat naît de la fusion de Liberté et du Mouvement de libération nationale. Dirigé par Henri Frenay, il devient en 1943 l’un des principaux mouvements du Conseil national de la Résistance.
« Libération-Sud »
Fondé en zone sud par Emmanuel d’Astier de la Vigerie, Libération-Sud est l’un des principaux mouvements de résistance entre 1940 et 1944. Il édite le journal clandestin Libération et rejoindra ensuite le Conseil national de la Résistance.
Le réseau « Victoire »
Créé à Agen en 1941 autour de militaires du 150e R.I et de l’imprimeur belge Maurice Rorneau, le réseau Victoire accueille en 1942 l’agent britannique « Hilaire ». Il devient dès 1943 l’ossature du réseau Wheelwright, l’un des plus efficaces de la résistance française.
L’A.S (Armée Secrète)
Formée en 1942, l’Armée secrète regroupe les forces paramilitaires de Combat, Libération-Sud et Franc-Tireur en zone sud. D’abord dirigée par le général Charles Delestraint, arrêté en 1943, elle est intégrée en 1944 aux Forces françaises de l’intérieur aux côtés de l’ORA et des FTPF.
L’O.R.A (Organisation de la Résistance armée)
Fondée en janvier 1943 après l’invasion de la zone libre, l’Organisation de résistance de l’armée regroupe d’anciens militaires restés en France. Apolitique, elle compte parmi ses principales forces le Corps franc des Pyrénées d’André Pommiès.
Le SOE
Créé en 1940 par Winston Churchill, le Special Operations Executive (SOE) est un service secret britannique chargé de soutenir les mouvements de résistance par l’action subversive. Sa section française, la section F, envoya armes et agents, dont George R. Starr, alias « Hilaire », actif dans le Gers.
Les M.U.R (Mouvements Unis de la Résistance)
Créés en janvier 1943, les Mouvements unis de résistance (MUR) résultent de la fusion en zone sud de Combat, Franc-Tireur et Libération-Sud, sous la coordination de Jean Moulin, représentant du général de Gaulle.
Le Bataillon de l’Armagnac
Formé à partir de l’Armée secrète, le Bataillon de l’Armagnac est le principal maquis de la résistance gersoise. Dirigé par le capitaine Maurice Parisot, il joue un rôle décisif dans la libération du Sud-Ouest. Son premier rassemblement a lieu à Panjas le 7 juin 1944.
Le Corps Franc Pommiès
Créé par le capitaine André Pommiès après l’invasion de la zone libre, le Corps franc Pommiès devient l’un des principaux groupes armés de l’ORA en zone sud. Actif dans le Sud-Ouest, il est intégré en 1945 comme 49e régiment d’infanterie.
Le Corps Franc Pommiès
Créé par le capitaine André Pommiès après l’invasion de la zone libre, le Corps franc Pommiès devient l’un des principaux groupes armés de l’ORA en zone sud. Actif dans le Sud-Ouest, il est intégré en 1945 comme 49e régiment d’infanterie.
Guérilléros Espagnols
Après la défaite républicaine de 1939, plus de 450 000 Espagnols franchissent la frontière française. Antifascistes aguerris, beaucoup rejoignent la résistance, formant des groupes de guérilleros actifs notamment dans le Sud et le Gers.
F.F.I (Forces Françaises de l’intérieur)
Créées le 1er février 1944, les Forces françaises de l’intérieur unifient les principaux groupes armés de la résistance : Armée secrète, ORA et FTP. Elles marquent l’unification militaire de la Résistance intérieure française.
FTP-MOI (Main d’Oeuvre Immigrée)
Les FTP-MOI, composés de résistants étrangers liés aux FTP communistes, mènent dès 1942 la guérilla urbaine contre l’occupant nazi. Anciens des Brigades internationales pour beaucoup, ils multiplient sabotages et actions armées.